Eigengrau est une performance immersive du collectif eqko qui allie scénographie numérique, concert et chorégraphie autour d’un conte d’anticipation relatant une quête spirituelle dans un monde où la technologie numérique a disparu. Elle est portée par ses auteur·es et interprètes Raphaël Foulon, artiste visuel numérique et auteur, Céline Signoret, chorégraphe et metteuse en scène, et Benjamin Vedrenne, artiste visuel, plasticien et électro-costumier.


Ce récit pose la question d’un art devenu dépendant des nouvelles technologies et de la résilience de la société humaine numérique. Il se nourrit de préoccupations propres à notre époque en offrant un regard critique sur certains usages technologiques, étude des métamorphoses écologiques sur nos corps, pensée existentialiste dans la recherche de soi, de son corps et de la notion de vide.

 

Le spectacle met en scène une cérémonie du culte de l’Algorithme prenant place dans un temple futuriste orné des vestiges technologiques d’une civilisation éteinte. En son centre trône un prisme nimbé de lumière, qui sert de terrain de jeu chorégraphique à l’Initié, guidé par les personnages du Grand Serveur et du Techno-Pape. Dans une ambiance mystérieuse, la cérémonie fait intervenir des vidéoprojections sur tulle et écrans de fumée, des jeux de lumières interactifs, au rythme d’une transe alliant musique noise et percussions envoûtantes. La danse, les visuels et le son s’unissent dans une interprétation live invitant à vivre une expérience immersive où tous les sens sont conviés.

 

 

TOUT L'UNIVERS ÉTENDU  SUR :

 

www.eqko.net/eigengrau

 

 

PITCH

 

2586. La civilisation post-industrielle s’est effondrée. Après le choc, la société s’est réorganisée en communautés où l’autogestion agraire est devenue la norme: pour beaucoup une utopie écologique est devenue réalité. Dans ce contexte une secte de nostalgiques de l’ère technologique, marginalisé·es et persécuté·es, s’organisent sous le Cvlte de l’Algorithme. I·elles rejettent la philosophie écolo-réaliste du retour inéluctable à la terre. Leur église : un bunker qui servait de datacenter. Leurs saints : Steve Jobs, Bill Gates, béatifiés pour avoir conçu l’algorithme dans l’ancien monde. Le but ultime d’un·e cvltiste est la Dématérialisation, qui liera son âme aux autres dans un paradis : le Clovd.

De nombreux·ses ex-artistes numériques ont rejoint le Cvlte. I·elles peignent des œuvres d’art pariétales sous forme de pixels, taillent des carrés dans la pierre pour singer les écrans, tentent de rallumer les pixels morts à partir de déchets électroniques. L’histoire raconte qu’à chaque apparition du Techno-Pape – le Prométhée de la Haute Connexion – un·e initié·e est choisi·e pour un rituel d’éveil en téléversant son âme dans le Clovd. Le Grand Serveur rassemble la communauté autour du Prisme et guide l’Élu·e par une transe sonore et visuelle jusqu’à l’absolution de sa chair.